Rome (Italie). Le 30 mai 2020, a eu lieu la rencontre en ligne, à cause de la pandémie du Covid-19, de la Commission de Communication en Italie, de l’Institut des Filles de Marie Auxiliatrice, animée par sr. Anna Razionale, Présidente du Centre Italien des Œuvres Féminines Salésiennes – CIOFS – et responsable de la Coordination Nationale. Etaient connectées la Responsable pour la Conférence Interprovinciale italienne – CII, sr. Palmira De Fortunati, Provinciale de la Province de Triveneto S. Maria D. Mazzarello (ITV) et les Coordinatrices pour la Communication des sept Provinces d’Italie

La rencontre s’est ouverte par un moment de formation, conduit par le Professeur Pier Cesare Rivoltella, Professeur Titulaire de l’Université Catholique de Milan et fondateur du Centre de Recherche sur l’Education aux médias, à l’Information et à la Technologie (CREMIT) qui à partir du Message du Pape François pour la 54e Journée Mondiale de Communication Sociale, a facilité la réflexion sur certaines caractéristiques de la pédagogie de communication salésienne.

Le thème de la GMCS – Afin que tu puisses le raconter et le fixer dans la mémoire. La vie se fait histoire – s’est focalisé sur certains témoignages de vie ayant rapport au thème du Message. Avec la méthode narrative de l’art de raconter des histoires, le Professeur Pier Cesare Rivoltella a traduit dans la pratique quelques phrases du texte du Pape François.

Nous ne tissons pas seulement des habits, mais aussi des nouvelles – La communication éducative comme capacité de tisser des histoires.

La première réflexion s’est développée autour de la métaphore de la communication comme activité d’atelier. Chaque personne tisse les files du discours, ce n’est pas par hasard que le mot italien dérive du latin textus qui signifie tissu. Le texte (pas seulement celui qui est écrit, mais aussi celui qui emploie des images fixes ou en mouvement) est en effet une unité sémiotique de différentes parties cohérentes et traversées d’une intentionnalité communicative. En communiquant de façon éducative, chaque édu-communicateur rédige des textes et l’espace dans lequel il écrit est l’âme des enfants qui lui sont confiés. Le témoignage de cette première réflexion c’est Dominique Savio rappelé dans l’épisode du dialogue avec Don Bosco qui lui dit : « Il me semble que tu as une bonne étoffe pour faire un habit à donner au Seigneur » « Et donc, répond le jeune – je suis l’étoffe et vous vous êtes le couturier ».  

Nous avons besoin de sagesse pour accueillir et créer des histoires belles, vraies et bonnes »

L’importance est de faire de la narration, une pédagogie.

La deuxième réflexion a été faite sur l’exemple de vie du Rapporteur, qui a raconté certains épisodes de sa jeunesse passée dans une école salésienne. Son Assistant de classe avait l’habitude de rappeler aux élèves la rédaction d’un fait du jour au sujet de la bonté. Une fois adulte, il a reconnu cela comme un exercice de sagesse. La pédagogie de la narration engendre la foi. Voilà pourquoi on a besoin de ceux qui savent créer des histoires belles, vraies et bonnes, on a besoin de tisseurs d’histoires comme Don Bosco qui racontait des anecdotes et des épisodes ayant trait à la vie des Saints.

« L’attente éducative comme présence basée sur la confiance » – la patience et le discernement pour redécouvrir les histoires qui aident à ne pas perdre le fil.

La troisième réflexion a été sur le thème de la patience comme attente éducative. « La prévention consiste à faire sentir au jeune qu’il est aimé, à lui faire confiance, à vivre dans l’observation, dans la compréhension, dans le secours, la compassion, l’accompagnement, sans jamais se substituer à la liberté du jeune » (Pietro Braido). « Une bonne histoire – dit le Pape François – est capable de dépasser les confins de l’espace et du temps. A distance de siècles, elle reste actuelle parce qu’elle nourrit la vie »

« Chacun de nous connaît différentes histoires parfumées d’Evangile » – Retrouver des histoires parfumées d’Evangile et les raconter en les appliquant à la vie ».

La dernière invitation du Professeur Rivoltella a été de chercher dans les plis du quotidien des histoires parfumées d’Evangile et de les raconter. Les histoires de sainteté doivent être diffusées et appliquées à sa propre vie et à celle des jeunes, devenant témoins. Il est important de lire l’Evangile de façon éducative et de concevoir l’éducation comme un salut total.

La Commission Italienne de Communication s’est proposée d’approfondir les thématiques proposées par le Professeur Pier Cesare Rivoltella, avec la conviction qu’habiter le numérique est un des moyens d’évangéliser les jeunes, un terrain de mission privilégié pour chaque Fille de Marie Auxiliatrice.

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