Rome (Italie). Le 12 juin 2024, est la Journée Mondiale contre le travail des enfants, instituée en 2002 par l’Organisation Internationale du Travail (OIT) – l’agence des Nations Unies qui promeut la justice sociale et les droits au travail – afin d’attirer l’attention de la société civile, en particulier des gouvernements, des employeurs et des organisations des travailleurs sur la situation dans laquelle se trouvent les enfants employés sur le lieu le travail et l’urgence d’adopter des mesures afin de mettre fin aux formes d’exploitation.

‘’Agissons sur nos engagements : Mettons fin au travail des enfants !’’ tel est le slogan de la Journée 2024, qui revêt cette année une importance particulière, puisqu’elle marque le 25ème anniversaire de la convention No 182 contre le Travail des Enfants adoptée en 1999. Il s’agit de la première convention de l’OIT à être ratifiée par les 182 états membres.

En plus de ne pas avoir diminué au cours de la décennie 2010-2020, la proportion d’enfants ayant un emploi depuis la pandémie du Covid-19 a même augmenté. Selon les données de l’UNICEF, dans les Pays les plus pauvres du monde, un peu plus d’un enfant sur cinq est engagé dans le travail des enfants.

Dans l’agenda 2030, en particulier dans le cadre du développement durable No 8 – ‘’Promouvoir une croissance économique durable, inclusive et écologique, une occupation productive et un travail décent pour tous’’ le point No. 8.7 propose ‘’de prendre des mesures immédiates et efficaces afin d’éliminer le travail forcé, de mettre fin à l’esclavage moderne et à la traite des êtres humains ainsi que d’assurer l’interdiction et l’élimination des pires formes de travail des enfants, y compris l’enrôlement et l’utilisation d’enfants soldats, et d’ici 2025, mettre fin au travail des enfants sous toutes ses formes’’.

Les causes du travail des enfants sont multiples : une croissance économique insuffisante dans le pays, des conditions de pauvreté, le besoin de main-d’œuvre de la part des familles et surtout les conflits internes et externes du Pays qui appauvrissent des couches de la population. Le travail forcé conduit les mineurs à s’éloigner de l’éducation, un droit essentiel qui n’est pas exercé précisément en raison de la nécessité de travailler. En effet, la pauvreté dans les familles, conduit souvent à considérer les enfants comme une ressource utile pour les besoins économiques de la famille. C’est un problème qui doit être éradiqué afin de garantir de meilleures conditions de vie aux enfants, une vie juste et digne, grâce à l’éducation.

Il reste encore beaucoup de chemin à parcourir. Le Bureau des Droits de l’Homme IIMA de l’Institut International Marie Auxiliatrice à Genève a mené des recherches sur ce problème : en particulier, le Ministère des petites et moyennes entreprises du Bénin affirme qu’environ 92% des jeunes âgés de 15 à 24 ans sont en situation d’exploitation et que les normes de recrutement et de rémunération ne sont pas respectées. En Zambie également, la situation des enfants ne s’est pas améliorée en termes de travail. Bien que les Pays acceptent des résolutions utiles à résoudre le problème, cela n’enlève pas l’effort que les gouvernements eux-mêmes doivent faire afin d’éliminer définitivement ce problème.

D’après les réponses au récent questionnaire sur les Objectifs de Développement Durable (SDG) mené par l’IIMA, 17 Provinces poursuivent leur engagement en faveur de l’éradication du travail des enfants.De 2020 à 2023, les Communautés Educatives de l’Inde, du Brésil, de la Colombie, des Philippines, de Madagascar, du Benin, du Lesotho, de la Zambie, du Guatemala, du Panama, du Paraguay, du Mexique et du Cambodge ont réalisé 177 projets avec lesquels elles ont touchées 76.680 enfants.

La lutte contre l’exploitation des enfants est l’un des combats essentiels de la société internationale. Le droit nié à une vie digne pour chaque enfant doit être le moteur qui pousse les communautés à s’améliorer à cet égard, en promouvant leur protection et leur sérénité. Afin d’atteindre cet objectif, il est nécessaire que tout le monde collabore : des petites réalités des villes dans lesquelles nous vivons, aux grandes métropoles où chaque gouvernement doit se charger de promouvoir le droit à une vie saine et sans exploitation.

Comme l’a judicieusement dit Nelson Mandela : ‘’Il n’y a pas de révélation plus intense de l’âme d’une société que la manière dont elle traite ses enfants’’. En attendant, il est du devoir de chacun de veiller à ce qu’aucun enfant ne soit plus jamais exploité ou privé de son droit à une vie digne et heureuse.

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